Le « carré dynamique » fait partie des motifs souvent employés dans l’ornementation géométrique arabe. Les arabes ont développé de très beaux pavages géométriques. En effet, ils ne devaient pas représenter Allah et ont puisé leur inspiration dans la géométrie. Ils ont créé en Andalousie de merveilleux chefs d’oeuvre pour décorer palais et mosquées en utilisant toutes les dispositions possibles. Ce sont de vrais précurseurs dans le domaine des pavages.
Du 25 octobre 2005 au 19 mars 2006, l’Institut du monde arabe a proposé une exposition «L’âge d’or des sciences arabes» montrant l’apport, considérable et souvent oublié, des savants arabes au développement scientifique de l’Europe occidentale entre le VIIIe et le XVe siècle.
Le commissaire adjoint de cette exposition, Aurélie Clémente-Ruiz, sur des propos recueillis par Véronique Dumas, explique que l’architecture et la décoration, domaines d’application par excellence des mathématiques, s’épanouissent de Tolède à Lahore. Toutes les coupoles utilisent une règle d’architecture inventée par les savants musulmans, basée sur une conception mathématique en trois dimensions, qui permet de passer d’un plan carré à un plan circulaire : les muqarnas. Les pavages et les mosaïques reprennent des motifs géométriques fondés sur des calculs mathématiques : dix-huit motifs différents de pavement ont ainsi été élaborés par les artisans musulmans et l’on s’est aperçu, bien plus tard en Occident, qu’ils étaient parvenus au maximum des possibilités mathématiques.
Source : http://www.historia.presse.fr/
La table Dynamic Square, comme un retour aux fondements de base, reprend le motif dans sa forme la plus simple, la plus dépouillée, tel un échantillon extrait d’une composition complexe. Elle fait ainsi écho à l’art décoratif arabe, fondé sur la rigueur géométrique.